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Syndicat Autonome des Etudiants Liégeois

Démocratiser le fonctionnement de l’université

Les termes « démocratisation de l’enseignement », que nous employons volontiers dans notre discours, ne doivent pas s’entendre au seul sens de démocratisation de l’accès à l’enseignement [1] : l’université, en tant que lieu de vie, en encore plus en tant que lieu de formation, se doit d’être un lieu de démocratie. C’est là un enjeu essentiel à la réussite de ce pour quoi les étudiants sont à l’université. Nous examinerons cette question à deux niveaux : 1° à celui des étudiants entre eux d’abord et 2° vis-à-vis des enseignants.

6.1. La représentation étudiante : la Fédé

a. Fonctionnement de la Fédé

La Fédération des étudiants de l’Ulg est composée d’une Assemblée Générale (A.G.) et d’un Conseil d’Administration (C.A.). Comme dans un système parlementaire classique, les membres de l’assemblée sont élus par l’ensemble des étudiants. La première assemblée choisit, en son sein, un conseil d’administration qui a pour tâche de mettre en œuvre les orientations futures définies par l’assemblée et d’assurer la gestion quotidienne de l’institution. L’assemblée est donc en principe le lieu de débat et de décision de la Fédé, ses membres préparent les dossiers en commission et prennent ensuite position. Ce sont également eux qui élisent les représentants étudiants en charge des mandats externes, entres autres exemples au conseil d’administration de l’université, au service social ou dans les conseils de faculté.

b. Constat

Depuis des années (on peut remonter au moins à l’année académique 97-98), la Fédé souffre d’un manque de visibilité criant auprès des étudiants. Nous pensons que ceci est dû, en partie du moins, au fait que les différentes équipes ont privilégié un travail « entre spécialistes » en demandant très peu aux étudiants leurs avis, leurs critiques, leurs ressentis vis à vis du travail effectué. L’action de la Fédé ces dernières années a été orientée par les différents conseils d’administration sans que beaucoup de marge de manœuvre ne soit donnée à l’assemblée générale (pourtant censée déterminer les grands axes de l’action étudiante à l’ULg). A la décharge des équipes successives, on pourra dire que les étudiants élus à l’assemblée ces derniers temps n’ont pas non plus été toujours très désireux de s’investir plus que pour les réunions trimestrielles de l’assemblée.

Selon nous, et sans que les différentes équipes Fédé en aient eu forcément conscience, le positionnement adopté consistait souvent à mobiliser le moins possible les étudiants, à les faire participer un minimum aux débats au profit d’une action en « concertation » avec le rectorat et d’une réflexion en interne. On a effectivement vu d’année en année se mettre en place une culture d’organisation selon laquelle le rôle de l’assemblée se limite grosso modo avaliser les décisions du conseil d’administration et à tenter de négocier (souvent mollement) avec le recteur en cas de conflit potentiel entre étudiants et direction de l’université.

De manière plus générale, l’action des différentes équipes a rarement dégagé des perspectives allant au-delà des dossiers que l’actualité imposait. Au nom d’une sacro-sainte « neutralité » [2], toute tentative de mettre en avant un programme et des revendications étudiantes a été bloquée. A quelques exceptions près, l’association s’est donc bornée à faire « tourner la baraque », à organiser sa propre survie et donc à tourner un peu en rond.

La Fédé a souvent tenter de pallier à un manque chronique d’énergie et de projets en faisant appel à d’autres forces que celles disponibles dans les AG désertées en s’associant à des initiatives extérieures parfois bonnes (L’Autre Pack, 48fm,…) parfois sans rapport avec les buts de l’association et relevant plutôt des cercles facultaires ou d’autres associations socio-culturelles (le bal de l’ULg, les soirées Erasmus,…). Nous pensons que fournir un soutien logistique à ce type d’activités est tout à fait possible vu les moyens de la Fédé et que cela doit se poursuivre mais cela ne peut en aucun cas constituer un bilan suffisant et satisfaisant pour une équipe Fédé.

Ce constat assez sévère peut être nuancé en mettant en valeur les réussites de la Fédé (particulièrement le mensuel étudiant qu’est le P’tit Torê, qui a vu sa qualité s’améliorer sensiblement cette année) et en reconnaissant qu’il n’est pas toujours aisé de faire tourner une grosse machine comme la Fédé et que, même si nous ne partageons pas les priorités qu’ils se donnent, les actuels membres de l’équipe Fédé ont au moins le mérite d’avoir consacré du temps et de l’énergie à la représentation étudiante.

c. Propositions pour améliorer les contacts entre les étudiants et la Fédé

Le défi consiste à (re)faire de la Fédé un outil qui soit entre les mains de la communauté étudiante et qui serve à défendre ses intérêts et ses aspirations vis-à-vis des autorités politiques ou académiques. Selon nous, un tel outil ne peut se créer qu’avec la participation de tous les étudiants désireux de s’investir. C’est pourquoi dans un premier temps nous avons opté pour un programme participatif sur internet qui, mieux que de longues explications théoriques, résume notre philosophie et les principes qui devraient à notre avis guider l’action étudiante.

c.1. Démocratie participative et information directe des étudiants

Plusieurs points concrets cependant. Notre volonté est de faire redescendre les représentants étudiants dans les amphis. De ce fait, nous voulons agir en plus grande collaboration avec les délégués de cours quand c’est possible et nous rendre régulièrement dans les classes de cours pour y donner les dernières infos de l’actualité étudiante locale ou nationale. Il nous semble également nécessaire d’améliorer les contacts avec les cercles, notamment en invitant systématiquement des représentants aux assemblées. Dans le même ordre d’idées, la tenue de stands sur le campus est pour nous un moyen privilégié d’établir un contact direct avec les étudiants et de répondre à leurs questions.

Autre grand principe inédit à l’Ulg : des assemblées ouvertes tenues régulièrement, où seront conviés tous les étudiants, pour y discuter avec les élus de la liste SAEL&Co des orientations passées et à venir, tirer des bilans, tracer des perspectives. De la même manière, nous comptons rendre à l’assemblée générale de la Fédé un rôle prépondérant (ce qui nous semble logique étant donné qu’elle est élue au suffrage universel par les étudiants) et réduire la marge de manœuvre du conseil d’administration à la seule exécution des directives de cette assemblée. Nous souhaitons que l’assemblée générale se réunisse plus régulièrement (elle n’a été convoquée qu’à... une seule reprise depuis le début de cette année académique) et devienne ainsi une réelle force de proposition.

Une dernière mesure absolument nécessaire pour rapprocher la Fédé de l’ensemble des étudiants est la tenue d’une permanence au Sart Tilman par un des trois employés de la Fédé. Nous envisageons également la création de mailing lists d’information accessibles à tous les étudiants qui le souhaitent.

c.2. Représentation collective

Nos priorités n’étaient pas absentes des préoccupations des équipes précédentes. Cependant, la tactique de la Fédé a toujours été la concertation avec le rectorat, sans consultation des étudiants et à notre avis pas toujours au mieux de leurs intérêts. Un arrangement entre deux ou trois leaders étudiants et la direction est soumis à trop d’aléas pour que l’on puisse s’y fier. Sensibiliser la communauté étudiante aux problèmes qui la concerne, en débattre ensemble et mobiliser largement permet à la fois de maintenir la pression sur les autorités et le contrôle sur les représentants (c’est-à-dire…nous, si vous nous en donnez les moyens). On l’aura compris, nous optons pour une vision collective de la voix que les étudiants portent à l’université (par exemple, les négociations avec le recteur sur le minerval intermédiaire ont été menées par une vingtaine d’étudiants). Notre optique, c’est que le mouvement porte ses revendications par l’intermédiaire de ses représentants et non l’inverse.

Si nous comptons utiliser les moyens institutionnels de représentation étudiante, vu les résultats limités de la concertation avec les autorités, l’action directe (pétitions, manifs, occupations de locaux,…) nous semble le meilleur moyen d’obtenir satisfaction. L’occupation du rectorat que nous avons menée en octobre et l’accord qui a suivi plaident pour cette voie…

Evidemment, une mobilisation est plus forte si elle est massive. Il ne serait pas sans intérêt de travailler ponctuellement avec les autres représentants de la communauté universitaire (profs, chercheurs, personnels administratif, technique et ouvrier) pour des revendications vis-à-vis du rectorat ou du monde politique. Dans la même logique, nous envisageons l’affiliation à un mouvement communautaire mais ce sujet est traité plus loin dans le programme.

c.3. Canaux d’information existants

Nous devons également tenir compte de ce qui existe. La Fédé a un journal mural (le Tout Ptit Toré) qui parait régulièrement et un site internet bien fait dont il convient seulement d’activer le forum en le rendant accessible à tous les étudiants. Pour ce qui est du Ptit Toré, nous approuvons sa parution mensuelle et pensons en augmenter le nombre de pages. Cela permettrait de consacrer plus d’articles à l’actualité sociale étudiante, aux grands débats de société et à la vie étudiante sur le campus (on pourrait trouver des pages « d’opinion », largement ouvertes et qui rendent compte de la diversité des idées présentes à l’université). Pour le reste, les descentes d’amphis régulières, la collaboration avec les délégués et surtout, les assemblées ouvertes devraient permettre une information correcte et la participation d’une bonne partie de la communauté étudiante aux débats en cours.

c.4. Services pour les étudiants

Plusieurs services proposés actuellement par la Fédé (Guide agenda, prêt de locaux,…) sont relativement efficaces et doivent être maintenus tels quels. Mais nous envisageons de développer plusieurs services particuliers pour les étudiants (dont un relatif au logement, cf. « Réduire le coût des études »).

Le service job actuel de la Fédé consiste à stocker dans une farde quelques offres d’emploi et à attendre que les étudiants viennent les consulter. Nous voulons le rendre plus dynamique, en faire un service d’intérim solidaire et gratuit qui permette aux employeurs d’éviter les frais d’agence et donc de mieux rémunérer les étudiants. Il va de soi que les offres d’emploi proposées par ce service doivent répondre à certains critères qualitatifs. De manière plus générale, puisque le système d’aide pour les étudiants en difficulté financière ne sera jamais parfait, il faut bien se préoccuper des conditions de travail de ces étudiants. Le problème est qu’une grande partie d’entre eux est obligée de bosser en noir ou en intérim, c’est-à-dire avec un statut précaire. Il est donc impératif de rendre accessible des brochures d’informations sur les droits des étudiants travailleurs et de leur proposer un service de défense juridique en cas de conflit avec leur employeur. Rappelons que dans cette situation, c’est l’employeur qui est considéré comme responsable et que l’étudiant, s’il risque également des sanctions touchant ses allocations sociales, a de grandes chances d’obtenir gain de cause.

Le système des banques de temps nous a paru être un bon moyen d’échanger des services de manière solidaire... Ce système est né en Catalogne il y a déjà quelques années de cela et était au départ destiné à redynamiser les quartiers où plus personne ne se parle ou ne sait qui est son voisin... Le système est simple : on consacre x heures de son temps, au moment de son choix, pour offrir un service (par exemple, au niveau étudiant : expliquer une matière dans laquelle on se sent à l’aise, dactylographier des travaux, corriger l’orthographe, donner des cours de langue,...) et on reçoit en échange le même laps de temps, avec service au choix, d’un autre... Cela nous semble être une bonne alternative aux cours particuliers, parfois très chers, et une méthode permettant de s’impliquer et de s’entraider au jour le jour.

d. Politique socio culturelle

L’animation socio culturelle de la vie étudiante a été jusqu’à présent l’objectif principal (sinon le seul) de la Fédé. Bien qu’ayant un programme clairement orienté vers la défense et la progression des droits étudiants, nous pensons que le socio culturel est un des rôles importants de la Fédé. Plusieurs projets existants, comme le passeport Opthémus (qui permet d’accéder à diverses institutions culturelles à un tarif préférentiel) ou les tables de conversation Erasmus, sont d’excellentes initiatives et mériteraient une meilleure visibilité auprès des étudiants. Nous comptons également assurer le soutien dont bénéficie l’Autre Pack, Campus Plein Sud et divers cercles. Pour ce qui est du folklore étudiant à strictement parler, nous envisageons de laisser ce rôle aux cercles facultaires et aux comités de baptême. Bien sûr, cela n’exclut pas le soutien à de telles manifestations, voire la collaboration au coup par coup (on se souvient par exemple de l’excellente soirée concerts organisée il y a deux ans à la Soundstation). Mais, répétons-le, nous voulons éviter de faire doublet avec l’action des cercles et pensons que les forces dont dispose la Fédé doivent principalement servir à la défense de la condition sociale étudiante et la démocratisation des études universitaires. Pour ce qui est de nos objectifs, nous voulons encourager les découvertes interculturelles et tenter de développer un rapport à la culture chez les étudiants qui ne soit pas celui d’un consommateur forcené et aliéné. Les principaux moyens que nous défendons pour y arriver sont d’une part, l’ouverture d’une salle polyvalente accueillant expos, concerts ou projections, et d’autre part, l’organisation de conférences et de débats sur le campus. Enfin, nous avons mis en place, l’année dernière, une bibliothèque alternative dans les locaux de la Fédé qui ne demande qu’à devenir un lieu de rencontre et d’échanges d’informations.

e. Priorités budgétaires

A quoi souhaitons-nous utiliser l’argent disponible à la Fédé. Nous n’avons pas d’ambition de tout chambouler, mais nous avons quelques priorités marquées :

  • Dégager un budget permettant l’organisation d’une permanence juridique d’aide aux étudiants, en engageant un avocat une après-midi par semaine (ou de manière plus ciblée sur les périodes de l’année où la nécessité s’en fait le plus sentir) pour donner des conseils et aider les étudiants se trouvant en difficultés juridique dans le cadre de leurs études ou de divers autres problèmes (bail,...) qu’ils peuvent rencontrer.
  • Augmenter l’investissement dans les moyens de communication avec les étudiants, et particulièrement dans le P’tit Torê (augmentation du nombre de pages, du tirage, voire de la fréquence). Mise en place d’un budget permettant de publier facilement des numéros spéciaux quand le besoin s’en fait sentir.
  • Si un matériel informatique de qualité est nécessaire pour les activités de la Fédé,
    l’investissement dans ce matériel confine parfois au luxe (on pense aux multiples écrans plats) et pourrait être réduit.

f. Règlement électoral

Le règlement électoral étudiant — qui définit les modalités de l’élections des membres de l’AG de la Fédé — nous paraît critiquable sur plusieurs points. Nous proposerons à l’assemblée générale de la Fédé d’en adopter une réforme contenant principalement les aspects suivants.

  • Le mode de scrutin doit permettre que des listes se présentent en tant que telles (actuellement, le scrutin n’implique que des individus). Outre les éventuels aspects politiques (défense d’un programme adopté en commun), une liste se caractérise formellement par la mutuellisation des votes entre les candidats en faisant partie [3], par l’instauration d’un ordre de suppléance à l’intérieur de chaque liste, par la possibilité d’un vote en case de tête exprimant l’adhésion au programme en général,... Ceci n’empêche nullement des candidats isolés de se présenter individuellement, mais nous semble permettre une meilleure expression des sensibilités présentes à l’université — avant les qualités personnelles et la popularité des candidats, ce sont d’abord les idées qu’ils défendent qui devraient dans l’idéal déterminer le résultat de l’élection — et une meilleure responsabilisation des élus : actuellement, un parmi cinquante, il est facile à un élu de faire ce qu’il veut sans en rendre compte aux étudiants [4] ; une liste au contraire, parce qu’elle propose un programme sur lequel elle s’engage, parce qu’elle assume une dimension collective dans son action, est mieux à même non seulement d’obtenir des résultats, mais se prête également mieux à la reddition de comptes devant les étudiants.
  • Nous sommes également favorables à une réduction de l’influence de l’appartenance facultaire sur la désignation des candidats (suite à une réforme adoptée par la Fédé cette année, le nombre des élus sera strictement contingenté par faculté). Le système actuel est tout d’abord incohérent : les étudiants sont élus par tous les étudiants de l’université, mais contingentés par faculté. Autrement dit, un étudiant peut se faire élire par des voix venant d’autres facultés mais occuper un siège de sa propre faculté. Ce faisant, on risque évidemment de passer à côté de l’objectif consistant à garantir que la sensibilité de chaque faculté soit présente dans l’AG de la Fédé. Plus fondamentalement, il n’est pas acceptable que l’assise électorale pour le vote (toute l’université) ne corresponde pas aux circonscriptions définies pour la désignation des candidats (les facultés). Cela risque d’amener d’importants effets pervers, notamment l’élection de candidats ayant obtenus beaucoup moins de voix, sur la même circonscription, que des candidats n’étant pas élus, faute d’appartenir à la même faculté.
  • Enfin, il convient de reculer la date de clôture des candidatures. Cette année, la clôture des candidatures aura eu lieu trois semaines avant le scrutin. C’est évidemment un obstacle de taille à la création d’une liste, qui suppose un travail en commun sur un programme, le regroupement des candidats autour de ce programme, chose quasiment impossible à réaliser au cours des 8 jours ouvrables qui étaient disponibles cette année entre la reprise des cours et la clôture des candidatures.

6.2. Lutter contre l’arbitraire

Il est peu de relations aussi inéquitables que celle qui lie un enseignant à son étudiant, très particulièrement à l’université. L’étudiant doté d’un minimum d’instinct de survie a d’ailleurs vite fait de comprendre que dans cette relation, le comportement le plus rationnel consiste souvent à « écraser ». Sans généraliser ce constat à tous les enseignants, loin s’en faut, il arrive malheureusement que cette relation très déséquilibrée ait des conséquences académiques funestes pour l’étudiant. Il est cependant extrêmement difficile (et délicat) de trouver des moyens permettant de limiter les comportements arbitraires, cela d’autant plus qu’un excès de formalisme — notamment concernant le fonctionnement des jurys — peut également mener à des situations défavorables aux étudiants.

Quelques solutions nous paraissent cependant envisageables :

  • Tout d’abord et principalement, mettre en place un droit de recours sur le fond contre les résultats obtenus. Actuellement, seuls des motifs formels permettent de contester une cote obtenue. C’est évidemment insuffisant. Il faudrait que, lorsque c’est possible et dans des conditions à déterminer, un étudiant ayant subi un échec qu’il estime injustifié puisse obtenir que l’écrit (travail ou examen) fasse l’objet d’une appréciation d’un autre enseignant dans la même matière. La procédure devrait au minimum être anonyme : par exemple en soumettant au second professeur un échantillon de quelques travaux, rendus anonymes, parmi lesquels se trouve le travail incriminé.
  • Exiger ensuite pour chaque cours (ce qui est déjà en bonne partie le cas) la publication sur le web d’un cahier des charges reprenant les objectifs du cours, les modalités d’évaluation, le calendrier des séances et des éventuels travaux à réaliser, les coordonnées des encadrants, les références des supports de cours, les exigences particulières, une bibliographie sommaire,...
  • Une limitation de l’obligation d’assistance aux cours. L’absence au cours est en effet souvent le motif d’un traitement discriminatoire, examen plus dur ou plus durement coté, pour les étudiants qui s’en rendent « coupables ». Cela est injuste et constitue en quelque sorte une « double peine », la sévérité de l’examinateur venant s’ajouter au fait de ne pas avoir été au cours (et d’avoir dû voir la matière par lui-même). Dans le cadre d’un enseignement appelé à connaître plus de souplesse horaire et organisationnelle (c’est en tout cas clairement l’esprit de « Bologne »), en raison des contraintes de vie particulières (étudiants devant travailler,...) qui touchent un nombre croissant d’étudiants, en raison de recouvrements horaires, en raison du souhaitable engagement des étudiants dans la vie sociale, culturelle, associative ou citoyenne (et donc du temps consacré à ces activités), l’obligation de présence au cours doit être limitée à certains cas bien précis (séminaires,...). Au minimum, le règlement des études doit mentionner une interdiction aux enseignants de retirer des points aux étudiants pour le seul motif d’absentéisme.

[2Toujours très relative car, dans les faits, la Fédé a été amenée à prendre des positions sur des sujets relevant de l’actualité étudiante et c’était bien le moins qu’elle puisse faire ; sans compter le fait que la « neutralité » est régulièrement — par l’inertie qu’elle promeut — une position tout aussi engageante que toute autre

[3La désignation des élus étant donc fonction dans un premier temps du score global des listes candidates, dans un second temps seulement, au sein de la liste, du score individuel de chaque candidat

[4Rares sont d’ailleurs les candidats individuels à prendre la peine — ou à avoir la capacité — de rédiger un programme : forcément, c’est un tel travail que cela ne peut se faire sérieusement que par une démarche collective.

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